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Au
début c'était une vaste étendue de terre le long d'une baie. Une rivière, qui se
jetait dans cette baie, était vraisemblablement devenu un havre de chasse et de pêche
pour les habitants Micmacs qui nommaient ce coin Esedeiik. Ce titre
contribua à marquer ce que les futurs colons lègueraient comme nom à la baie et toute
sa région: Gédaïque et finalement, par déformation phonétique,
Shédiac.
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Si certaines familles acadiennes ont trouvé refuge dans cette région lors de la
déportation de 1755, ce n'est pas avant 1791 que les premières concessions de terre
furent accordées à des colons acadiens. À cette époque Shédiac était toujours le nom
désigné pour décrire une bonne partie du littoral de la baie.
La communauté actuelle de Grande-Digue compte encore plusieurs références à son nom
d'origine qui, depuis, désigne la municipalité voisine: la rivière de Shédiac, le
village du Pont-de-Shédiac (Shediac Bridge) et le village de la
Rivière-de-Shédiac (Shediac River) pour les nommer.
Grande-Digue n'est peut-être pas une grosse plaque tournante sur l'échiquier
historique qui a vu la France et l'Angleterre se chicaner les terres d'Acadie et de
Nouvelle-France mais, elle est riche en petite histoire sans en avoir honte.
Il existe une monographie de cette histoire intitulée Grande-Digue;
Monographie historique d'une paroisse acadienne par Paul-Pierre Bourgeois. La Société Historique de Grande-Digue a également
publié et publie toujours régulièrement des cahiers intitulés Brins d'histoire.
Elle entretient aussi un musée aménagé dans une réplique de la première chapelle du
village.